Le Paris-Saint-Germain conserve son trône européen après un duel épique face à Arsenal

Un an après avoir surclassé l’Inter Milan en Allemagne, le PSG a dû puiser dans ses ressources pour rester au sommet de l’Europe ce samedi à Budapest. Dans une finale bien plus fermée que leurs précédentes sorties, les Parisiens ont fait preuve d’une résilience remarquable pour venir à bout d’Arsenal lors de la séance fatidique des tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.).

Longtemps gêné par le bloc londonien, Paris a finalement réussi à briser le verrou des Gunners pour conserver son titre. Ce succès permet au club de la capitale d’intégrer le cercle très fermé des formations ayant réalisé le doublé en Ligue des champions, rejoignant des institutions comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou l’AC Milan.

Arsenal frappe d’entrée avant de reculer

Le coach Mikel Arteta avait concocté un plan tactique audacieux, titularisant Kai Havertz à la pointe de l’attaque. Un choix payant dès la 6e minute : profitant d’un contre sur un dégagement de Marquinhos, l’international allemand a trompé Matveï Safonov d’une frappe puissante. Havertz entre ainsi dans l’histoire en devenant l’un des rares joueurs à marquer en finale de C1 avec deux clubs différents.

Durant toute la première période, l’agressivité et le pressing d’Arsenal ont totalement neutralisé les offensives parisiennes. Le trio composé de Désiré Doué, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia a peiné à trouver des espaces face à une défense anglaise parfaitement alignée.

Le sursaut parisien et le sang-froid de Dembélé

Il a fallu attendre l’heure de jeu pour voir le PSG reprendre le contrôle des débats. Suite à une incursion de Kvaratskhelia provoquée par un échange avec Dembélé, le Géorgien a été fauché dans la zone de vérité par Cristhian Mosquera. Ousmane Dembélé, récent Ballon d’Or, a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’un tir croisé imparable (65e).

Libérés, les joueurs de Luis Enrique ont multiplié les assauts. Kvaratskhelia a vu sa tentative heurter le montant (77e), tandis que Bradley Barcola et Vitinha ont manqué de peu le cadre dans les derniers instants du temps réglementaire. Malgré la sortie sur blessure de Dembélé avant la prolongation, Paris a tenu bon jusqu’aux tirs au but.

La maîtrise absolue de la séance fatidique

Devenu un véritable spécialiste de l’exercice, le PSG a une nouvelle fois démontré sa force mentale. Après avoir déjà remporté plusieurs trophées de cette manière cette saison, les Parisiens ont profité des échecs d’Eberechi Eze et de Gabriel, qui n’ont pas réussi à cadrer leurs tentatives. Sans même que Safonov n’ait à intervenir, le club français a validé son triomphe.

Une fin de match marquée par les tensions arbitrales

La rencontre a également été rythmée par les décisions contestées de l’arbitre Daniel Siebert. Les Parisiens ont longtemps pesté contre une main non sifflée de Bukayo Saka en début de match et contre l’absence de second carton jaune pour Mosquera après le penalty. De son côté, le camp anglais a réclamé en vain une faute sur Noni Madueke durant la prolongation, illustrant l’électricité qui a régné sur cette finale jusqu’au coup de sifflet final.