Modernisation des marchés au Sénégal : Ousmane Sonko dévoile un plan de transformation majeur

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Rénovation des infrastructures commerciales : Une priorité pour le gouvernement sénégalais

Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment exprimé son inquiétude face à l’état de dégradation avancée des infrastructures marchandes à travers le Sénégal. De nombreux marchés, dont la construction remonte aux années 1970, ne répondent plus aux normes actuelles, posant un défi majeur pour la sécurité du peuple africain.

Le constat est alarmant : entre 2013 et 2024, le pays a enregistré cinquante-trois incendies dévastateurs dans ses espaces de commerce. Cette vulnérabilité souligne l’urgence d’une intervention étatique pour protéger les biens et les personnes, tout en renforçant la résilience Afrique face aux risques de catastrophes.

Le PROMOGEM au cœur de la stratégie de restructuration

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Pour remédier à cette situation, le chef du gouvernement mise sur le Programme de Modernisation et de Gestion des Marchés (PROMOGEM). Le plan stratégique défini pour la période 2025-2029 prévoit une transformation profonde du paysage commercial national. Ce projet ambitieux inclut la réhabilitation de 528 marchés existants et l’édification de 67 nouveaux complexes marchands modernes.

Au-delà des travaux physiques, Ousmane Sonko prône une réforme institutionnelle profonde du PROMOGEM. L’objectif est d’accorder à cet organisme une plus grande autonomie, tant sur le plan administratif que financier, pour garantir l’efficacité de ses interventions. Une enveloppe globale de 57,5 milliards de francs CFA sera mobilisée sur une période de quatre ans via le Plan d’investissement public de l’État.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté de souveraineté africaine économique. En bâtissant un réseau de marchés moderne et sécurisé, le gouvernement entend collaborer étroitement avec les collectivités territoriales et le secteur privé national. Cette synergie vise à instaurer une gestion rigoureuse et pérenne de ces outils essentiels au développement local et à l’actualité panafricaine.