Ousmane Sonko réaffirme la fermeté du Sénégal face aux pressions occidentales sur l’homosexualité

Lors d’une intervention remarquée devant l’Assemblée nationale ce vendredi 22 mai, Ousmane Sonko a affiché une détermination sans faille. Pour sa cinquième séance de questions au gouvernement depuis l’accession au pouvoir du Pastef, le chef du gouvernement a tenu à clarifier la position de l’État concernant la répression de l’homosexualité au Sénégal.

Interrogé sur le récent durcissement des sanctions pénales visant les rapports entre personnes de même sexe, Ousmane Sonko a balayé d’un revers de main les appels à la clémence. Malgré les interpellations de plus d’une centaine d’individus en l’espace de trois mois et les tribunes publiées par certains intellectuels demandant un sursis, le Premier ministre a formellement exclu toute suspension de la législation. Il a insisté sur la nécessité impérieuse de freiner ce qu’il qualifie de « prolifération du phénomène ».

Une justice implacable pour tous

Le chef de l’exécutif a exigé que les autorités judiciaires appliquent le texte de manière « totale, impersonnelle et parfaite ». Il a notamment précisé qu’aucun privilège ne serait accordé, faisant allusion aux « gros poissons ». Cette déclaration intervient alors que des personnalités proches de son propre entourage ont été récemment arrêtées, prouvant, selon ses dires, que la loi s’applique à tous sans distinction.

Face au concert de réprobations internationales, Ousmane Sonko a adopté une posture de souveraineté africaine affirmée. Il a particulièrement ciblé les critiques venant de Paris, dénonçant une agitation déplacée en France. Pour lui, il s’agit d’une manifestation d’une certaine « tyrannie de l’Occident » qui tenterait d’imposer ses mœurs au reste du monde par le biais d’une influence médiatique prédominante.

« S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème, mais nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux, absolument pas », a-t-il lancé avec fermeté. Le Premier ministre a conclu son discours en prévenant que le gouvernement n’hésiterait pas à durcir davantage l’arsenal législatif si cela s’avérait nécessaire pour protéger les valeurs et la dignité africaine du peuple africain.