Ousmane Sonko réaffirme l’application stricte de la loi contre l’homosexualité au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a fermement soutenu la mise en œuvre de la législation réprimant les actes contre nature au Sénégal.

Lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale ce vendredi 22 mai 2026, le chef du gouvernement a clarifié la position de l’État face aux pressions internationales. Ousmane Sonko a réagi aux remontrances de certaines capitales occidentales concernant le durcissement du cadre légal sénégalais.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Sénégal est une nation libre de ses choix, agissant pour préserver les valeurs portées par sa population. « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il martelé devant les parlementaires, soulignant ainsi la pleine souveraineté africaine en matière de législation sociale.

Une dénonciation de l’influence culturelle étrangère

Ousmane Sonko a également fustigé ce qu’il qualifie de pressions médiatiques et diplomatiques. Pour lui, une minorité mondiale tente d’imposer des normes sociales qui ne font pas consensus, même au sein de leurs propres sociétés. Il a évoqué une forme de domination culturelle où l’Occident, fort de ses moyens de communication, chercherait à dicter sa conduite au reste de la planète au détriment de la dignité africaine.

Le chef du gouvernement a été catégorique : aucun délai de grâce ou moratoire n’est prévu. La loi n°2026-08, adoptée le 27 mars 2026, modifie l’article 319 du Code pénal pour renforcer les sanctions contre les actes dits « contre nature ». Cette réforme législative témoigne d’une volonté de protéger les mœurs locales face à ce qu’il décrit comme une tyrannie extérieure.

Détails des sanctions prévues par le Code pénal

Le nouveau texte de loi définit précisément les infractions. Sont considérés comme actes contre nature les rapports sexuels entre individus du même sexe, ainsi que les actes commis sur des animaux ou des cadavres. La loi intègre également la répression de l’apologie et du financement de ces pratiques. Les peines encourues sont désormais particulièrement lourdes :

  • Emprisonnement : de 5 à 10 ans ferme.
  • Amendes : entre 2 000 000 et 10 000 000 de francs CFA.

Ces sanctions s’appliquent sans préjudice des dispositions légales déjà existantes concernant le viol ou la pédophilie. En affirmant que « cette loi sera appliquée », Ousmane Sonko réitère l’engagement de son administration envers la résilience et les aspirations du peuple africain vivant au Sénégal.