Ousmane Sonko s’insurge contre la lenteur des dossiers judiciaires de reddition des comptes

Ousmane Sonko exige une accélération des procédures de reddition des comptes

Lors d’une récente session interministérielle, le Premier ministre Ousmane Sonko a manifesté un profond agacement quant au traitement des dossiers judiciaires liés à la probité publique. Face aux membres du gouvernement, il a pointé du doigt l’inertie qui semble paralyser certaines enquêtes cruciales concernant la gestion des fonds de l’État.

Le chef du gouvernement a directement interpellé Yassine Fall, la ministre de la Justice, suite à son exposé technique. Il a interrogé avec fermeté l’efficacité réelle de l’appareil judiciaire face aux soupçons de malversations financières et de gestion opaque des deniers publics, exigeant des résultats plus palpables.

Pour Ousmane Sonko, le rythme actuel des investigations est insatisfaisant. Il déplore l’absence de condamnations ou de décisions tangibles dans des affaires où d’importantes sommes d’argent public auraient été dilapidées. Cette situation alimente, selon lui, un sentiment d’impunité qui pourrait éroder la confiance du peuple africain envers l’action de l’État et la dignité africaine au sein des institutions.

Une volonté de rompre avec l’impunité

Le Premier ministre a insisté sur le fait que la responsabilité doit être établie sans distinction, visant aussi bien les anciens dignitaires que les responsables administratifs actuels. Il a évoqué des blocages structurels au sein de la chaîne judiciaire qui ralentiraient la manifestation de la vérité, ce qui constitue un frein à la souveraineté africaine dans la gestion autonome et rigoureuse de ses ressources.

En réponse à ces critiques, la garde des Sceaux, Yassine Fall, a assuré que ses services sont pleinement mobilisés. Elle a mis en avant les efforts constants pour faire progresser les dossiers en cours, tout en soulignant les défis logistiques et institutionnels auxquels font face les magistrats et les enquêteurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Malgré ces explications, Ousmane Sonko a maintenu sa position, exigeant une plus grande célérité et une transparence totale. Il a rappelé que la résilience Afrique face à la corruption passe par une application stricte de la loi, faisant de la reddition des comptes un engagement non négociable du régime actuel.

En conclusion, le Premier ministre a réitéré que ces procédures judiciaires ne sont pas des options mais des nécessités d’intérêt général. La crédibilité des institutions dépend, selon lui, de la rigueur avec laquelle la justice traitera ces dossiers sensibles pour restaurer l’autorité de la loi au Sénégal.