Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a fermement critiqué ce qu’il qualifie de « tyrannie » exercée par les nations occidentales. Le chef du gouvernement sénégalais a exprimé son refus catégorique de voir des modèles sociaux étrangers imposés au pays, particulièrement en ce qui concerne l’homosexualité. Il a réaffirmé la volonté de l’État d’appliquer avec rigueur la législation durcissant les sanctions contre les pratiques de même sexe.
Cette prise de position intervient après l’adoption d’un texte législatif prévoyant des peines de cinq à dix ans d’emprisonnement pour les relations entre personnes du même sexe. Cette loi, promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, marque un tournant dans la politique pénale du Sénégal, pays à forte majorité musulmane où ces questions font l’objet d’un consensus social strict.
Une défense de la souveraineté africaine face au diktat extérieur
Pour Ousmane Sonko, les pressions internationales s’apparentent à une ingérence injustifiée. « Nous observons une forme de tyrannie. Bien que nous soyons huit milliards d’individus sur Terre, un groupe restreint, l’Occident, tente d’imposer ses propres débats et visions au reste de l’humanité », a-t-il déclaré. Il a souligné que cette influence s’appuyait sur une domination médiatique et financière, tout en rappelant que le Sénégal n’avait aucun compte à rendre à des nations étrangères sur ces sujets de société.
Le chef du gouvernement a également précisé que le pays était prêt à aller plus loin si nécessaire. « Si la loi doit être renforcée, elle le sera », a-t-il prévenu, appelant l’appareil judiciaire à une application rigoureuse et impartiale de la réglementation. Selon lui, la priorité reste la préservation des valeurs locales et l’arrêt définitif de ce qu’il décrit comme la prolifération de ces pratiques.
Refus définitif de tout moratoire
Interrogé sur la possibilité d’un moratoire suggéré par certains intellectuels et personnalités d’origine africaine dans une tribune récente, Ousmane Sonko a opposé une fin de recevoir catégorique. Il estime que cette demande reflète un complexe de la part d’une certaine élite. Pour le Premier ministre, il n’est pas question de suspendre l’application d’une loi qui répond aux attentes du peuple sénégalais et à la dignité africaine.
Dans ce climat de fermeté, les autorités réitèrent que ces orientations législatives visent à protéger le cadre moral du Sénégal, loin de toute influence extérieure jugée déconnectée des réalités nationales.
