Un accord qui fait tressauter l’hémicycle
Des propos qui ont fait tressauter l’hémicycle lors du Forum africain de l’eau à N’Djamena, où le président congolais Félix Tshisekedi a présenté une proposition pour relever les défis de la gestion des ressources hydriques.
Le chef de l’État congolais a proposé cinq orientations pour atteindre cet objectif :
- Cesser de concevoir séparément l’eau, l’agriculture, l’énergie, la santé, l’urbanisme, l’environnement et les infrastructures.
- Renforcer la gouvernance à travers des institutions performantes, une meilleure redevabilité et une gestion transparente des infrastructures hydriques.
- Préparer des projets techniquement mûrs et financièrement structurés afin d’attirer davantage d’investissements.
- Fonctionner avec des ressources publiques, privées et des partenaires internationaux.
- Faire de l’eau un levier d’industrialisation en développant sur le continent la production de tuyaux, de pompes, de compteurs, d’équipements de traitement, de systèmes d’irrigation et de solutions numériques.
Le président congolais a également plaidé pour une mobilisation continentale afin de bâtir une gouvernance coopérative de l’eau, en appelant à une coalition entre les États pour élever l’eau au rang de priorité politique de premier ordre.
Quel est le contexte ?
Les tensions sur la gestion des eaux du Congo ont été à l’ordre du jour lors du Forum africain de l’eau à N’Djamena, où les représentants des pays riverains se sont réunis pour discuter de la question.
Le Tchad a exprimé ses intentions de prendre une part active dans la gestion des ressources hydriques du Congo, tandis que d’autres pays africains ont été invités à participer aux discussions.
Quels sont les enjeux ?
Les enjeux de ce pacte sont multiples :
- La gestion des eaux du Congo est une question critique pour la sécurité hydrique des pays riverains.
- La coopération entre les États est essentielle pour relever les défis de la gestion des ressources hydriques.
- La mobilisation continentale est nécessaire pour atteindre l’objectif de bâtir une gouvernance coopérative de l’eau.
