Paul Biya vivant : le gouvernement camerounais dément toute vacance du pouvoir
L’absence prolongée du président Camerounais Paul Biya suscite des questionnements persistants depuis près de deux mois. Le gouvernement a tenu à rassurer l’opinion publique : le chef de l’État est bien en vie et aucune vacance institutionnelle n’affecte la gestion du pays.
Une déclaration officielle pour rassurer la nation
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a confirmé lors d’un point presse que Paul Biya est vivant et qu’il continue d’exercer ses fonctions présidentielles. Il a également évoqué son retour imminent au Cameroun, bien qu’aucune date précise n’ait été communiquée.
Cette intervention marque la première réponse officielle des autorités face aux spéculations entourant l’absence du président, qui s’éternise depuis plusieurs semaines. Des membres de l’opposition avaient récemment exprimé leur inquiétude quant à la continuité du pouvoir et réclamé des éclaircissements sur la santé du dirigeant.
L’opposition conteste les affirmations gouvernementales
Les déclarations de René Emmanuel Sadi n’ont pas suffi à apaiser les tensions. Certains responsables politiques de l’opposition estiment que l’absence prolongée du président pourrait révéler une faille dans l’exercice du pouvoir. Ils appellent à une interprétation stricte de la Constitution et demandent des preuves tangibles de la bonne santé du chef de l’État.
Le ministre a balayé ces critiques en insistant sur la rigueur de l’analyse constitutionnelle. Il a catégoriquement rejeté l’idée d’une vacance du pouvoir, précisant que le Conseil constitutionnel n’a jamais émis un tel constat. « Aucune vacance n’a été déclarée », a-t-il martelé lors de l’échange.
Un retour imminent, mais sans calendrier précis
René Emmanuel Sadi a reconnu ne pas pouvoir indiquer une date exacte pour le retour de Paul Biya. « Je ne peux pas vous préciser quand il rentrera, mais je peux vous assurer qu’il reviendra très prochainement », a-t-il déclaré. Les autorités n’ont en revanche fourni aucun détail sur la localisation actuelle du président ni sur les motifs de son séjour à l’étranger.
Cette situation alimente les débats au sein de la société camerounaise. Dans un contexte politique déjà tendu, l’opacité entourant l’absence du chef de l’État nourrit les interrogations et les rumeurs.
Le gouvernement campe sur ses positions
Face aux doutes persistants, René Emmanuel Sadi a accusé l’opposition de mal interpréter les textes constitutionnels. Selon lui, les critiques relèvent d’une volonté de semer la confusion plutôt que d’une analyse objective des faits. « La Loi fondamentale doit être appliquée avec la plus grande rigueur », a-t-il souligné, rappelant que Paul Biya n’a ni démissionné ni cessé ses activités.
Pour l’heure, le Cameroun reste suspendu à l’annonce du retour du président, tandis que les autorités s’efforcent de maintenir la stabilité institutionnelle.
