Renforcement des liens stratégiques entre le Bénin et le Maroc

Une coopération bilatérale en pleine expansion

La septième édition de la Commission mixte de coopération maroco-béninoise s’est tenue à Cotonou, réunissant les plus hautes autorités des deux nations. Cet événement, qui s’est déroulé au Ministère de l’Économie et des Finances, marque une étape décisive dans l’approfondissement des relations entre le Bénin et le Maroc. Au cœur des échanges : l’évaluation des avancées réalisées et la définition de nouvelles orientations pour renforcer davantage ce partenariat déjà solide.

Des responsables de haut niveau engagés

Co-présidée par Corinne Amori Brunet, ministre béninoise des Affaires étrangères chargée de l’Intégration des Afrodescendants, et Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, cette session a permis d’aborder les défis communs et les opportunités à saisir. Les deux ministres ont salué la qualité des relations entre leurs pays, fondées sur le respect mutuel et une vision partagée du développement.

Lors de son intervention, Nasser Bourita a mis en avant la maturité démocratique et les performances économiques du Bénin, le positionnant comme un acteur clé en Afrique de l’Ouest. Il a souligné l’importance d’aligner le partenariat sur les priorités nationales des deux pays pour maximiser son impact. L’accent a également été mis sur l’implication accrue du secteur privé, afin de dynamiser les échanges économiques, encourager les investissements et soutenir le financement du développement. L’objectif ? Faire de ce partenariat un modèle de coopération interafricaine, basé sur la solidarité, le partage et le développement durable.

En matière de sécurité, Nasser Bourita a réitéré la solidarité totale du Maroc envers le Bénin face à la menace terroriste, tout en insistant sur la nécessité de promouvoir un islam de tolérance.

De son côté, Hugues Oscar Lokossou, ministre béninois de l’Économie et des Finances, a évoqué les mutations économiques actuelles et la nécessité de porter la coopération à un niveau stratégique dans plusieurs domaines prioritaires. Il a regretté que les échanges commerciaux restent en deçà des attentes et a proposé des pistes pour renforcer la collaboration, notamment dans des secteurs où l’expertise marocaine et béninoise peuvent se compléter. Il a appelé à la création d’un espace de prospérité partagée en unissant les efforts et les ressources des deux nations.

Quatorze accords pour un partenariat diversifié

À l’issue des travaux, le Bénin et le Maroc ont officialisé la signature de quatorze accords de coopération, couvrant des domaines variés et stratégiques. Voici les principaux textes adoptés :

  • Assistance administrative mutuelle en matière douanière : pour faciliter les échanges et renforcer la lutte contre la fraude.
  • Coopération dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation : afin de mutualiser les savoirs et favoriser les échanges académiques.
  • Entraide judiciaire en matière pénale et extradition : pour renforcer la coopération judiciaire entre les deux pays.
  • Transfèrement des personnes condamnées : une avancée majeure pour la gestion des peines entre les deux nations.
  • Plan d’actions dans le domaine de la justice : pour harmoniser les pratiques et améliorer l’accès à la justice.
  • Sécurité et protection civile : avec un protocole financier pour renforcer les capacités des services de sécurité.
  • Sécurité sanitaire des aliments : pour garantir la qualité et la sécurité des produits échangés.
  • Formation professionnelle et bourses académiques : pour soutenir le développement des compétences locales.
  • Sports et tourisme : avec des mémorandums visant à promouvoir les échanges culturels et sportifs.
  • Environnement et développement durable : pour encourager les initiatives communes en faveur de la planète.

Une vision commune pour l’avenir

Cette session a permis de réaffirmer la volonté des deux pays de renforcer leur coopération dans des secteurs clés, notamment l’économie, le commerce, l’industrie, l’investissement, le tourisme, l’agriculture, la justice, la sécurité, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la santé, le numérique et la culture. Les autorités des deux nations ont convenu de conjuguer leurs efforts pour bâtir un partenariat durable, fondé sur la confiance et l’engagement mutuel.