Retour de Shell au Gabon : un accord stratégique pour l’offshore profond

Dix ans après avoir quitté le Gabon en cédant ses actifs terrestres, la major britannique Shell revient en force. Un protocole d’accord stratégique vient d’être signé avec les autorités gabonaises, marquant un tournant pour l’industrie pétrolière du pays.

Un partenariat clé pour relancer l’exploration

L’accord a été paraphé par Thomas Praeger, responsable exploration et nouvelles opportunités chez Shell, et le ministre du Pétrole, Clotaire Kondja. Ce partenariat vise à évaluer le potentiel pétrolier de plusieurs blocs offshore, dans un bassin sédimentaire historique encore prometteur.

Cap sur l’offshore profond

Ce retour ne signifie pas une reprise immédiate de la production, mais pose les bases d’une phase d’évaluation approfondie. Shell étudiera les ressources en hydrocarbures des eaux gabonaises, y compris les zones de mer profonde et très profonde, encore largement inexploitées.

Pour la compagnie britannique, il s’agit de renouveler ses réserves à court et moyen terme via des actifs de qualité. De son côté, Libreville mise sur l’expertise technique et la puissance financière de Shell pour redynamiser un secteur extractif resté le pilier de l’économie malgré les efforts de diversification.

Le Gabon attire à nouveau les majors

Shell rejoint un cercle déjà dynamique de géants pétroliers. Le pays d’Afrique centrale réussit à séduire de nouveaux acteurs de premier plan, comme l’américain ExxonMobil et le britannique BP, tous attirés par le potentiel sous-marin gabonais. Cette convergence d’intérêts montre que, malgré les mutations du marché et la transition énergétique, le sous-sol gabonais conserve une compétitivité certaine.

Pour le gouvernement, l’enjeu est de transformer ces accords d’évaluation en contrats de partage de production fermes. Si les données sismiques sont concluantes, le Gabon pourrait connaître un second souffle pétrolier, consolidant ainsi son positionnement stratégique dans le golfe de Guinée.