La RDC sous sanctions onusiennes : Corneille Nangaa et cinq autres figures armés ciblées
Le Comité des sanctions des Nations unies lié à la résolution 1533 (2004) a annoncé le 14 juillet 2026 l’ajout de six individus et de deux entités à sa liste noire. Cette mesure vise à sanctionner les principaux responsables de la déstabilisation dans l’est de la RDC, une région en proie à des violences persistantes.
Les chefs militaires et leurs groupes désormais sous embargo
Parmi les personnalités désignées figure en première ligne Corneille Nangaa, chef de l’Alliance des Forces Congolaises (AFC/M23). Il est déjà sous sanctions onusiennes depuis plusieurs années. Son nom est accompagné de celui de John Imani Nzenze, présenté comme le colonel en chef du renseignement du M23, accusé d’avoir orchestré des opérations stratégiques pour le groupe armé.
Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont également touchées par ces sanctions. Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé à Rutshuru, et Gustave Kubwayo (surnommé Sirkoof), commandant des FDLR-FOCA, figurent sur la liste. Ce dernier est spécifiquement visé pour des actes de violence contre les civils, des enlèvements avec rançon et l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Les Forces démocratiques alliées (ADF), d’origine ougandaise, sont représentées par Muhammed Lumisa, médecin et responsable de la logistique extérieure du groupe. Enfin, Charles Sematama, chef militaire du mouvement Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, est également sanctionné pour des exactions répétées contre les populations civiles depuis la création de son groupe entre 2008 et 2010.
Les entités frappées par l’ONU
Outre les individus, deux structures sont désormais sous embargo : l’Alliance des Forces Congolaises (AFC), créée en 2023, et le mouvement Twirwaneho. Ces sanctions entraînent un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes pour les personnes et organisations concernées.
Un contexte sécuritaire toujours préoccupant
Ces nouvelles mesures interviennent dans un contexte où les combats continuent de s’intensifier dans l’est du pays, alimentant les craintes de la communauté internationale. Les sanctions onusiennes s’ajoutent à une série de pressions diplomatiques et militaires pour tenter de rétablir la stabilité dans la région.
Les observateurs soulignent que ces décisions reflètent l’urgence d’agir face à la crise humanitaire et aux violations graves des droits humains qui persistent dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
