Sénégal et France : un partenariat d’avenir scellé par le dialogue et la souveraineté

Lors de la célébration de la fête nationale française, Me Moussa Sarr, ministre du Sénégal, a réaffirmé avec force la volonté de Dakar de bâtir avec Paris un partenariat renouvelé, ancré dans l’égalité et le respect mutuel. Une relation décrite comme « profonde et historique », forgée par des siècles de liens humains, culturels et économiques, mais désormais appelée à évoluer pour mieux répondre aux aspirations des populations des deux rives de l’Atlantique.

Le diplomate a souligné que cette nouvelle phase, marquée par un dialogue exigeant et une volonté commune, se construit sur des principes inaliénables : souveraineté des États, confiance partagée, écoute active et recherche d’intérêts communs. Des valeurs qui, selon lui, doivent structurer une coopération « équilibrée et mutuellement bénéfique », adaptée aux défis du XXIe siècle.

Une coopération stratégique pour un avenir partagé

Parmi les secteurs prioritaires, Me Moussa Sarr a mis en lumière des domaines clés où le Sénégal et la France peuvent renforcer leur collaboration. L’éducation, la formation professionnelle et la santé figurent en tête de liste, suivis des infrastructures, des transports et de l’agriculture. L’énergie, l’assainissement et le développement territorial sont également au cœur des discussions, tout comme la recherche et l’innovation, deux leviers essentiels pour stimuler la croissance durable.

Le ministre a salué les avancées réalisées dans l’enseignement supérieur, où la France reste la première destination des étudiants sénégalais, ainsi que les efforts consentis en faveur de la coopération décentralisée. Il a également évoqué le rôle clé de la diaspora sénégalaise, mobilisée via le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement. Un hommage particulier a été rendu à la France pour son soutien à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse 2026, notamment sur les volets protocole, sécurité et secours.

Mémoire et patrimoine : vers une réconciliation apaisée

Abordant un sujet souvent délicat, Me Moussa Sarr a évoqué les progrès enregistrés dans le dossier mémoriel. Des dialogues constructifs sont désormais engagés pour faciliter l’accès aux archives et la déclassification de documents, ainsi que pour mettre en place des programmes de formation croisés entre archivistes et professionnels du patrimoine. Une coopération inédite qui pourrait s’étendre à des fouilles archéologiques conjointes, avec l’appui d’experts français.

Un multilatéralisme renouvelé face aux défis globaux

Les enjeux internationaux ont également été au centre de ses propos. Le ministre a souligné l’importance d’un multilatéralisme rénové pour répondre aux crises contemporaines : sécurité, changement climatique, transition énergétique, souveraineté alimentaire et gouvernance économique mondiale. Pour lui, ces défis appellent des partenariats équilibrés, où chaque pays contribue à hauteur de ses moyens et de ses responsabilités.

Il a salué la qualité des échanges entre les plus hautes autorités des deux pays et annoncé la tenue de rencontres bilatérales prochainement, dont des séminaires intergouvernementaux. Ces rencontres permettront de définir les priorités d’un partenariat tourné vers l’avenir, capable de concilier tradition et modernité.