Sénégal : l’appui surprise de Bassirou Diomaye Faye à Macky Sall pour l’ONU

Le chef de l’État sénégalais endosse la candidature de Macky Sall à l’ONU

Trois jours après avoir reçu Macky Sall au palais présidentiel de Dakar, Bassirou Diomaye Faye a annoncé, ce lundi 20 juillet, le plein soutien du Sénégal à la candidature de son prédécesseur au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision s’appuie sur une mobilisation totale de l’appareil diplomatique sénégalais, présentant officiellement cette candidature comme celle de tout un pays.

Macky Sall s'exprime lors d'une audition pour sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU à New York, en avril 2026.

Un revirement diplomatique majeur

Cette volte-face, survenue après des mois de réserves exprimées en mars et une opposition initiale au sein de l’Union africaine, marque un tournant décisif. Le dossier de Macky Sall se trouve considérablement renforcé : il peut désormais se prévaloir du soutien officiel de l’État qu’il a dirigé pendant douze ans. Mais qu’est-ce qui a motivé ce changement de position du président sénégalais ?

Cette décision pourrait également alimenter les tensions avec son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, dont les relations avec Bassirou Diomaye Faye restent fragiles. Les observateurs s’interrogent : cette alliance inattendue annonce-t-elle une nouvelle dynamique politique au Sénégal ou, au contraire, une polarisation accrue des forces en présence ?

Les enjeux d’une candidature sous haute tension

La candidature de Macky Sall à l’ONU s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe. Après avoir été contestée en début d’année, elle bénéficie désormais d’un appui institutionnel fort. Cette mobilisation diplomatique du Sénégal pourrait-elle suffire à faire pencher la balance en sa faveur lors des négociations internationales ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact réel de ce soutien. Entre stratégie politique, calculs diplomatiques et dynamiques internes, la route vers New York semble plus que jamais semée d’embûches pour l’ancien président.