Dans un match où la tension a primé sur le jeu, l’AS Saint-Étienne et Nice se sont neutralisés (0-0) lors de la manche aller du barrage L1/L2. Tout se décidera donc vendredi à l’Allianz Riviera, qui jouera à huis clos, pour savoir quelle équipe évoluera dans l’élite la saison prochaine.
L’enjeu d’une saison entière condensé en 180 minutes a visiblement inhibé les joueurs. Ce mardi soir, Stéphanois et Niçois ont offert un spectacle peu enthousiasmant lors du barrage aller, se concluant sur un score nul et vierge. Les deux clubs, qui n’imaginaient certainement pas se retrouver dans cette position délicate en début de saison, ont joué avec le frein à main. Les statistiques faméliques de la rencontre en témoignent : 11 tirs au total, aucun cadré, et un indice de buts attendus (xG) cumulé de seulement 0,41.
La première mi-temps a été particulièrement pauvre en occasions. Seules deux actions auraient pu faire basculer la rencontre, mais l’arbitre, monsieur Bastien, n’a pas bronché. Un contact sur le jeune stéphanois Luan Gadegbeku (34e) et un pied haut de Lucas Stassin sur Peprah Oppong (41e) n’ont pas été sanctionnés, laissant les deux équipes regagner les vestiaires sans avoir réellement inquiété les gardiens.
Au retour sur la pelouse, le climat incandescent de Geoffroy-Guichard a semblé réveiller les Verts. Bien que le niveau technique soit resté modeste, quelques initiatives ont fait frissonner le public. Zuriko Davitachvili a d’abord décoché une frappe brossée qui a effleuré le montant de Yéhvann Diouf (58e). Dans la foulée, Augustine Boakye a envoyé une volée puissante juste au-dessus de la barre transversale (60e), puis Maxime Bernauer a également tenté sa chance (66e). En face, les Aiglons ont peiné à construire et n’ont existé que sur de rares contres mal exploités.
Poussés par leurs supporters, les hommes de Philippe Montanier n’ont pourtant jamais trouvé la faille. De son côté, Claude Puel, privé d’Elye Wahi (suspendu), avait opté pour la vitesse de Mohamed-Ali Cho en attaque. Mais ce dernier, parfaitement muselé par la charnière centrale composée de Julien Le Cardinal et Bernauer, n’a jamais réussi à se mettre en évidence, symbolisant l’impuissance collective niçoise.
Le fait marquant : Boudaoui, sortie prématurée
Dès la 10e minute de jeu, la rencontre d’Hicham Boudaoui s’est brutalement arrêtée. L’international algérien a été victime d’un violent choc à la mâchoire en heurtant Abdoulaye Kanté. Malgré une tentative de reprendre sa place, le numéro 28 a dû être remplacé par Charles Vanhoutte. Sa participation pour le match retour est désormais compromise, et si un protocole commotion est déclenché, sa préparation pour le Mondial avec la sélection algérienne pourrait être sérieusement perturbée.
Le dénouement aura donc lieu vendredi, dans une Allianz Riviera privée de ses supporters suite aux incidents du 17 mai contre Metz. Loin de l’ambiance du Chaudron, il faudra attendre 90, 120 minutes ou même une séance de tirs au but pour connaître le nom du 18e club qui composera l’élite pour la saison 2026-2027. Le spectacle, lui, sera peut-être secondaire.
