Cameroun : 35 spécialistes formés pour garantir l’excellence du cacao exporté

L’Office national du cacao et du café (ONCC) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ont bouclé le 26 juin 2026 à Douala une formation intensive de 35 vérificateurs de magasins d’exportation.

Pendant trois jours, du 24 au 26 juin, les participants ont perfectionné leurs connaissances en échantillonnage, contrôle qualité et gestion des entrepôts de cacao destinés à l’export. Selon le conseiller technique principal de l’ONUDI, Didime Olivier Tchoumi, cette action vise à accroître la compétitivité du cacao et du café camerounais sur les marchés mondiaux. Cette démarche s’inscrit dans le projet PICS-Cameroun, soutenu par le Japon.

Le cacao du Cameroun a connu un fait marquant le 20 février 2026 en remportant la médaille d’or lors de la 10e édition des Cacao of Excellence Awards, organisée parallèlement au salon Chocoa Trade Fair. Cette grand-messe de la filière cacao et chocolat a réuni près de 191 échantillons venus de 45 pays, évalués pour leur qualité, leur durabilité et leur profil sensoriel.

Parmi les produits soumis, 50 lots seulement ont été récompensés par un jury international d’experts sensoriels et industriels, et l’échantillon n°167, représentant le Cameroun, a atteint la première place dans la catégorie Afrique & Océan Indien.

Pour le Cameroun, cette performance fait écho à une médaille de bronze obtenue en 2023, confirmant une progression significative et une meilleure compétitivité qualitative de ses fèves sur les marchés « fine et flavour » des segments premium, où les critères de goût, d’authenticité et de durabilité influencent les prix, souvent plus élevés que ceux du cacao commodity traditionnel.

Au-delà de cette récompense, cette distinction renforce l’image du Cameroun en tant que terroir capable de produire des cacaos d’exception, en phase avec une demande croissante des chocolatiers de luxe et des marchés spécialisés internationaux. Elle pourrait également encourager davantage d’investissements dans la traçabilité, la formation technique et la structuration des coopératives, éléments clés pour transformer durablement cette performance qualitative en bénéfices économiques concrets pour les producteurs locaux.