Un parcours entre étoiles et réalité pour le portier niçois
Lui qui passait ses nuits à observer le ciel du Val-de-Marne avec son télescope semblait promis à une ascension fulgurante. Pourtant, depuis son arrivée à Nice l’été dernier, Yéhvann Diouf traverse une année riche en émotions contrastées. Entre un sacre continental avec le Sénégal — dont l’issue finale reste suspendue à une décision du TAS après l’attribution du titre au Maroc par la CAF — et une remise en question brutale en club, le gardien se confie sur cette trajectoire atypique.

Le héros de la serviette et l’épopée des Lions
Le portier garde un souvenir impérissable de l’effervescence à Dakar et de l’accueil chaleureux au Maroc. Mais c’est son intervention insolite durant la finale qui a marqué les esprits. Pour préserver les rituels d’Édouard Mendy, il s’est opposé physiquement à des ramasseurs de balle tentant de dérober la serviette du titulaire. « C’était une question de sécurité et de respect », explique-t-il, conscient que ce folklore a renforcé sa popularité auprès des supporters sénégalais, bien au-delà de son statut de remplaçant durant la compétition.

La dure réalité du retour en Ligue 1
Revenu sur la Côte d’Azur avec le trophée, Yéhvann Diouf a dû faire face à une hiérarchie bousculée. Sous les ordres de l’entraîneur Puel, c’est Maxime Dupé qui occupait alors la cage niçoise. « Je suis vite redescendu sur terre », admet-il avec philosophie. C’est finalement grâce à la Coupe de France, et une séance de tirs au but décisive contre Lorient en quarts de finale, qu’il a pu regagner la confiance du staff et sa place de numéro un.

Éviter le spectre de la relégation
Hanté par son passage à Reims, où il avait connu une finale perdue contre le PSG suivie d’une descente en Ligue 2 après des barrages contre Metz, le gardien refuse de revivre un tel scénario avec l’OGC Nice. Actuellement en difficulté au classement, le club azuréen joue sa survie lors des prochaines échéances contre Auxerre et Metz. Après la défaite à Strasbourg, il n’a pas hésité à prendre la parole dans le vestiaire pour provoquer un électrochoc : « Les gars, ça ne dépend que de nous. Personne ne le fera à notre place ».
